A la chasse aux...

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Message par L'homme en noir le Dim 30 Mai 2010, 21:49



-Ce sont leurs torches qui ont éveillé les soupçons des guetteurs. D'abord quelques unes par-ci par-là, elles se sont démultipliées à très grande vitesse. C'est là que les cloches ont sonné pour donner l'alerte.
Des soldats sont sortis en courant du bastion pour rejoindre les remparts et les portes principales de la ville afin de renforcer les défenses déjà en place. Hélas, les assaillants étaient bien organisés et les soldats n'ont pas eu le temps de se mettre en position... L'une des portes fut brisée et les ennemis ont donc commencé à entrer dans la cité.
Les gardes de la ville furent tenus en échec durant un long moment, mais grâce à la vaillance de quelques uns, les envahisseurs ont été progressivement chassés puis éloignés des abords de la ville.


***Assis sur un siège auprès du feu, le roi était pensif suite à l'écoute de ce rapport. Il n'avait que peu dormit et son visage reflétait la fatigue mais il devait tenir bon après cette nuit funeste.
Le Capitaine se tenait à quelques pas de lui. Il laissa s'écouler quelques secondes avant de reprendre.***

-La porte Nord a été refermée et consolidée tant bien que mal. Une autre porte est en cours de fabrication. Toutes les portes seront ensuite consolidées. Les architectes sont également en train de réévaluer nos remparts et l'organisation de la cité afin de nous protéger plus efficacement de toute urgence. En utilisant le plus possible de nos ressources humaines, au moins deux semaines seront nécessaires.

-Combien de pertes ont été recensées ?

-En ce qui concerne les soldats, nous déplorons une trentaine de morts et il y a de nombreux blessés.


***Il marque une pause.***

-Pour ce qui est des civils, je ne peux malheureusement pas les dénombrer... Il y a aussi bien des hommes que des femmes, des enfants et des vieillards... Ils ont attaqués sans aucune distinction.

***Le roi semblait de nouveau perdu dans ses pensées...***

-Il n'est pas habituel que ces créatures nous attaquent directement... et surtout qu'elles soient aussi bien organisées. Sait-on ce qui a pu provoquer ce changement ?

-Non mon Seigneur, personne n'a compris ce qu'il se passait.

-Améliorer nos défenses est une chose mais nous devons aussi comprendre ce qu'il se passe pour mieux nous préparer. Nous devons envoyer des hommes afin d'enquêter sur ces évènements.

-Mais mon Seigneur, nous avons besoin de nos hommes ici ! Nous ne sommes pas à l'abri d'un nouvel assaut.

-Il est vrai... D'autant qu'une compagnie de soldats ne pourrait voyager discrètement... Ni obtenir certaines informations du fait de leur uniforme.


***Le Capitaine hésita un moment. Devait-il en parler ? Était-ce une bonne idée ?***

-Mon Seigneur... Durant le combat, des hommes qui ne faisaient pas partis de l'armée se sont battus à nos côtés. Les différents aventuriers qui s'arrêtent parfois dans notre cité ne sont pas restés inactifs face à nos assaillants, ils n'ont pas fuis et n'ont pas cherché à se cacher. Certains de nos hommes et de nos citoyens ont été sauvés grâce à eux... Peut-être accepteraient-ils de nous aider de nouveau.

***Le roi réfléchit un instant puis se leva en se tournant face à son interlocuteur.***

-Vous avez raison Capitaine. Que l'on fasse des annonces sur toutes les places, que l'on placarde la ville d'affiches. Que tous ceux qui sont prêts à risquer leur vie pour contribuer à sauver cette cité viennent me rencontrer demain, lorsque le soleil est à son apogée.

***Le Capitaine salua et quitta vivement la pièce.***
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Re: A la chasse aux...

Message par L'homme en noir le Dim 30 Mai 2010, 22:00

Proclamation du Roi du 30 mai de l'année du cyclope.


Oyé, Oyé !

Tout homme ou femme sachant manier une arme ou des sorts magiques et ayant une expérience quelconque dans le combat, la stratégie, l'espionnage, le regroupement de renseignements et autres qualités nécessaires à l'accomplissement d'une enquête, sont invités à venir rencontrer sa Majesté au palais demain à l'apogée de soleil.

Ils seront conviés à participer à une quête nécessaire au salut du royaume
.
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Re: A la chasse aux...

Message par Gwaen le Lun 31 Mai 2010, 22:40




***La jeune femme s'approcha de l'épaisse porte de bois décorée et renforcée par de magnifiques ferrures argentées.
D'un pas assuré, la guerrière progressait à bon train dans le couloir menant, quelques centaines de mètres plus loin, à une nouvelle porte nettement moins épaisse mais bien plus décorée.
Les hautes fenêtres illuminaient le couloir d'une douce lumière. La femme eux l'impression de nettement contraster avec le décor. En effet, elle portait un équipement de cuir et de lanières noirs mates. Ses cheveux étaient couverts par une capuche et son visage était voilé. Seuls ses yeux et quelques mèches de cheveux noirs étaient visibles à tous. Son pas était très léger malgré les nombreuses armes qu'elle portait. En effet, deux lames étranges étaient fixées en croix dans son dos. Plusieurs autres lames de multiples tailles étaient dissimulés un peu partout sur elle : dans le bas du dos, au niveau de l'une de ses bottes, sur sa cuisse...

Arrivée devant la porte, elle s'arrêta et attendit un instant. Mais rien ne se passait. Les gardes qui encadraient l'entrée de la salle du trône semblaient ne pas vouloir ouvrir et la regardaient avec méfiance. L'étrange femme les regarda alors l'un après l'autre. Puis elle porta sa main vers son dos. Les gardes réagirent vivement en pointant leurs lances vers elle.
La femme se figea alors un instant. Elle leva lentement une main en l'air pendant que la seconde continuait tout aussi doucement son chemin vers son dos.
Elle ressentait dans les yeux des deux hommes la peur mais aussi la détermination. Ceux-ci enserrèrent un peu plus leur arme lorsqu'elle saisit ce qu'elle cherchait. Elle ramena alors devant elle un parchemin et le tendit à l'un des gardes. Celui-ci prit quelques secondes de réflexion avant de relever sa lance et de prendre le document.
Sa main libérée, la femme la leva également afin de rassurer les deux hommes, elle ne tenait pas vraiment à se battre en ce lieu.
Le garde lu rapidement la lettre. Alors qu'il la repliait, il fit signe à son compagnon que tout allait bien. Il rendit le document à la femme et les deux hommes lui ouvrirent la porte.

Dans la salle, de nombreuses personnes étaient présentes. Il y avait bien entendu le roi mais ses multiples conseillers. Il y avait également plusieurs membres de la cour.
Quelques hommes et femmes en armes se tenaient de part et d'autres de la salle. Ils attendaient visiblement de pouvoir se présenter au Seigneur de la cité. L'un d'eux était d'ailleurs genou à terre devant le trône lorsque l'étrange femme entra.
A son entrée, plus un son ne se fit entendre. Seul un écho en passe de disparaître murmurait encore les quelques derniers mots qui avaient été prononcés. L'homme agenouillé se retourna pour voir qui entrait. Il fut si surpris en la voyant qu'il se redressa.
Au fur et à mesure qu'elle s'avançait, des chuchotements se firent progressivement entendre : Mais qui est-ce ? Vous avez vu sa tenue ? Comment a-t-on pu la laisser entrer ?
Malgré tous ces bavardages, la femme ne ralentit pas la cadence et avança de façon décidée vers le trône. Celui qui se trouvait déjà devant n'osa rien faire d'autre que reculer lentement afin de lui laisser la place.
Une fois au pied de la dernière marche de l'estrade sur laquelle se trouvait le roi, la femme mit un genou à terre, la tête baissée, un bras le long de son corps, l'autre tendant vers le souverain la lettre qu'elle tenait toujours en main. Elle attendit de sentir sa main vide pour reposer son bras sur son genou.

Ce fut le Capitaine qui s'approcha afin de saisir le parchemin et le transmettre à son roi. Ce dernier le déplia et le lu rapidement puis le rendit au Capitaine afin qu'il le lise à son tour.
Le Roi se leva et fit un pas en avant.***


-Je suis ravi de voir que votre peuple s'intéresse à notre sort. Même s'il est vrai que ce qui touche l'un de nous nous affecte tous les autres... Je n'en attendais pas moins de vous.

***Le souverain jeta un œil sur son Capitaine. Celui-ci lui fit un signe de tête en signe d'accord.***

-J'accepte avec plaisir votre aide qui, je n'en doute pas, nous sera précieuse. Je vous invite à suivre ce soldat. Il vous conduira dans une chambre afin de patienter confortablement le temps que nous achevions de constituer le groupe avec lequel vous partirez.

***Alors que le roi achevait sa phrase, la femme se redressa et vit un homme en uniforme s'approcher d'elle.
Elle salua profondément le souverain puis se dirigea vers le soldat qui se retourna afin de lui indiquer la route. Ils sortirent par une porte qui se trouvait sur la droite derrière le trône.***
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Re: A la chasse aux...

Message par Leiro le Mer 02 Juin 2010, 22:20



Pleures, cris et hurlements avaient régné sur la ville pendant un temps. L’agitation régnait, les soldats combattaient pour protéger la population. Toutefois, certains villageois semblaient aider dans le combat et utilisaient leurs compétences pour soutenir les gardes. Un peu à l’écart du combat, un homme d’allure noble était vêtu d’une sorte de longue veste blanche aux broderies vertes. Un visage fin, des yeux verts et de longs cheveux noirs soulevé par le vent. D’étranges lumières émanaient de ses mains à plusieurs reprises. Il semblait savoir parfaitement ce qu’il faisait et ne commettait aucuns gestes inutiles.

Le lendemain, plusieurs personnes le remercièrent à son passage dans les rues. Quelques peu surpris il leurs faisait un sourire et s’inclinait avec respect. En lui-même il se disait qu’il aurait fait ça dans n’importe quelle situation, pour n’importe quelles personnes et que rien ne lui aurait fait plus plaisir que de revoir les gens sourires comme ils le faisaient avant. De nature plutôt solitaire il naviguait jour après jour dans les rues et jardins de la cité. Il en connaissait chaque recoin et pourtant il s’étonnait de voir la rapidité à laquelle une cité pouvait changer.

Ce matin là, de nombreuses personnes posaient des affiches sur les murs des habitations ou commerces de la cité. Quelques peu étonné, il se dirigea vers l’une de ces affiches pour voir de quoi il pouvait bien s’agir. Il lu attentivement les écrits et même a plusieurs reprise pour être sûr de quoi il s’agissait. Un passant qu’il avait aider auparavant s’approcha de lui et fit un signe de la tête montrant le château. Il n’y avait pas vraiment à réfléchir, s’il pouvait se rendre utile il devait le faire même si c’était au péril de sa vie.

Il se dirigea donc dans la direction indiquée, même s’il savait pertinemment où le château se situait. Il avait toujours sur lui son bâton en bois complètement difforme surmonté d’une sorte de pierre translucide. Il marchait d’un pas lent, il réfléchissait et se demandait s’il connaîtrait des personnes qui souhaiteraient peut être participer à cette aventure. Mais personne ne lui vint à l’esprit. Il se retrouva à l’entrée du château plus vite qu’il ne l’aurait cru. Il passa plusieurs gardes qui ne semblaient pas surpris de le voir se diriger vers la salle du trône. En effet, il commençait à bien être connu au sein de la cité.

Bien qu’il ne connaissait en rien les lieux il n’eut aucun mal à trouver la salle où devait certainement se trouver le seigneur de la cité. Avant de rentrée il remplit un parchemin qu’il devrait sûrement rendre. Il fit finalement entrée dans la salle. A première vue il ne semblait reconnaître personne. Il se dirigea lentement vers sa seigneurie et s’arrêta pour faire une révérence avant de lui donner le parchemin. Après avoir échanger quelques mots, un garde le guida vers une chambre qui lui était attribué en attendant d’autres équipiers.
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Re: A la chasse aux...

Message par Khs le Ven 04 Juin 2010, 03:22



Passant de l'eau sur son visage, elle regardait de nouveau ses reflets au bord de ce lac, celui à côté duquel elle se tenait la veille, au moment où le son des cloches retentissait dans toute la cité. Visage impassible aux traits fins surmonté d'une chevelure blonde, elle n'avait que peu dormi suite à cette soirée difficile, et pourtant, il était impossible de discerner la moindre trace de fatigue à travers son visage.

Un bruit soudain la fit sursauter. Elle fit volte-face, dégainant et braquant sa petite dague. Identifiant l'origine de celui-ci, elle le rangea aussitôt en voyant un oiseau prendre son envol d'un buisson. Revenant à elle-même, la jeune femme tira de ses bottes un morceau de papier, un parmi tant d'autres qu'elle avait arraché à un panneau au petit matin. Elle le reparcourut rapidement.


« Au palais... Au palais de sa Majesté... » songea-t-elle.

Le rangeant de nouveau d'où elle l'avait prise, endossant son carquois et prenant son arc, elle se mit en route jusqu'au palais. Bien qu'elle ne connaissait pas bien les lieux, il ne lui était pas difficile de parvenir jusqu'à la résidence du souverain. Une place comme celle-ci, il n'en existait pas deux, et elle l'avait tout de suite repéré à son arrivée dans la cité l'avant-veille.

La jeune archère rentra discrètement dans la demeure d'un pas vif et agile. Son corps élancé se mouvait avec légèreté et habileté. Arrivée devant les gardes, ces derniers la laissèrent passer lorsqu'elle leur montra que ses intentions n'étaient pas mauvaises. Elle passa les portes et se retrouva dans une immense salle luxueuse. D'immenses vitraux laissaient la lumière s'infiltrer, éclairant les fils d'or brodés à la robe pourpre du souverain. Un interminable tapis couleur rouge vif était posé au sol, menant jusqu'au trône. Elle emprunta ce dernier et s'inclina devant le roi avant d'entretenir une courte discussion au bout de laquelle un garde vint la chercher afin de la faire patienter dans une chambre.
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Re: A la chasse aux...

Message par Eäréndel le Ven 04 Juin 2010, 21:38



La nuit fut longue pour Beliand. Ses amis de la garde lui avaient ordonné de rester à l’abri. A chaque fois qu’il voulait se rendre utile avec son épée, ils lui répétaient sans arrêt la même chose. Que son handicap l’empêchait de se battre comme les autres, et qu’il ne tiendrait pas cinq minutes face aux assaillants. Il ne lui restait plus qu’à attendre que ses amis reviennent pour se venter de leurs prouesses au combat.

Quand les cris cessèrent pour faire place aux pleurs,
Beliand comprit que la bataille était finie. Les quelques gardes qu’il côtoyait ne tardèrent pas à rentrer. Cependant il y avait quelque chose d’inhabituel. Sur les quatre gardes, que trois firent leur rentré. Le seul véritable ami qui avait aidé Beliand à surpasser son handicap venait de périr pendant l’assaut des créatures.
Un de ses compagnons le conduisit devant le cadavre de son ami.

- Agrenn s’est battu en brave. Ils étaient trop nombreux autour de lui, nous n’avons rien pu faire.
Il posa la main sur l’épaule de Beliand avant de s’éloigner.

Le guerrier passa le reste de la nuit après de son ami, perdu dans ses pensées. Au matin un rapace poussa un cri et
Beliand revint a la réalité. Il était a présent tout seul dans la ville et il ne voulait pas rester à rien faire parmi la garde. Il eu une dernière pensée pour son ami puis s’éloigna. Les cris du rapace continuaient à résonner au dessus de sa tête comme pour le guider. Il avait à présent la certitude qu’il s'agissait d’un faucon dont la présence était pourtant inhabituelle dans cette région.

Pendant son errance dans les rues il entendit que le roi avait besoin d’homme pour mener une enquête concernant l’assaut particulier de la nuit.
Il voulait tenter sa chance, mais il n’avait aucune idée de comment se rendre au château. Il demanda à un passant de le guider jusqu’à la salle du trône, moyennant rétribution.

Ne voyant aucun danger en lui, les gardes le laissèrent entrer en se demandant ce qu’un homme comme lui allait bien pouvoir apporter.
Son guide ne voulant pas trop s’attarder ici retourna à ses occupations dans la ville en deuil.
Beliand s’avança d’un pas sur droit devant lui. Quand il jugea s’être suffisamment avancé, il s’inclina :

-Monseigneur, je me nomme Beliand et je désire vous servir pour vous aider à découvrir les raisons de l’attaque de cette nuit. Je mets ma lame a votre disposition et…

Avant même de pouvoir continuer, le capitaine de la garde le coupa :


-Je ne vois pas en quoi vous pouvez nous aider, nous avons besoin de personnes aptes à remplir une mission dangereuse. Et vous ne remplissez pas cette unique condition.

En disant ces mots, il fit signe à un de ses hommes de s’approcher discrètement pour le sortir rapidement.

-Je suis conscient que mon handicap ne vous encourage en rien à voir en moi un guerrier accompli mais…

Le soldat était à présent suffisamment près de Beliand pour que ce dernier puisse le prendre par surprise. Il esquiva d’un geste vif l’attaque, se retourna puis d’un coup de poignet il désarma son adversaire qui sur le coup de la panique trébucha. Beliand pointa l’arme sur la gorge de l’homme à terre et s’exclama d’une voix plutôt calme.

-Je suis peut-être aveugle, mais je vous aurais sentit venir à des lieues à la ronde.

Il redressa l’épée et aida le soldat à se relever. Après avoir restituer son bien, il se tourna vers l’endroit où se tenait le capitaine.

-Voyez vous, j’ai peut-être perdu la vue mais en contrepartie mes autres sens sont mieux développés.
Je perçois des choses que peu sont capables de ressentir.


Le roi, surpris de la situation s’exprima à son tour :

-Eh bien si vous êtes conscient du danger que vous allez courir, je ne vais pas vous empêcher de nous aider. Vous avez l’air d’être une fine lame, et c’est à votre avantage. Bienvenue Guerrier, je vous invite à suivre ce garde qui vous aidera à rejoindre votre chambre.

Arrivé dans sa chambre, la faucon l’attendait déjà au bord de la fenêtre.


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Re: A la chasse aux...

Message par Gwaen le Sam 05 Juin 2010, 11:00




Sentant que l'après-midi allait être longue, la guerrière sortit chacune de ses lames et les disposa sur le lit. Elle les reprit ensuite une à une pour les aiguiser soigneusement. Elle avait fini l'une des plus grandes, celles qu'elle portait dans le dos, lorsqu'une servante entra par la porte des domestique. Celle-ci se figea nette quant elle vit les armes et leur nombre... Il lui fallu plusieurs secondes pour se reprendre et bégayer à la guerrière aiguisant toujours, impassible :

-Souhai... Souhaitez-vous quelque chose ? A... boire ? De... De quoi manger ?

La guerrière répondit d'un ton neutre et monocorde, comme-ci elle n'avait pas entendu la question :

-Savez-vous où en sont les entretiens avec le Roi ?

-Non, je... n'ai pas le droit d'entrer dans la salle du trône pour l'instant. Personne n'en a le droit.


La servant hésita puis reprit :

-Désirez-vous quelque chose ?

La guerrière continuait d'aiguiser son arme, silencieuse. Après un moment, la servante s'en alla.

De nombreuses heures passèrent ainsi. Le soleil commença à décliner lentement dans le ciel.
La servante revenait régulièrement afin de lui proposer de nouveau de quoi boire ou manger, ce à quoi la femme masquée répondait inlassablement par la même question, toujours sur le même ton. Des pas se faisaient entendre par moment dans le couloir. La guerrière s'arrêtait alors pour mieux entendre mais on ne s'arrêtait jamais à sa porte. Alors elle reprenait son occupation.

La femme aiguisait sa dernière lame. La servante entra de nouveau. Cette fois, la guerrière la devança en la coupant dans une longue inspiration et lui posa sa question en premier.


-Le roi est sortit de la salle du trône. Il a dit que l'affaire était urgente et qu'il recevra donc tous les guerriers dès ce soir. Un garde ne devrait pas tarder à venir vous chercher.

La guerrière porta sa lame devant ses yeux. La servante qui n'osa plus bouger. La femme masquée passa ensuite un doigt sur la tranche de l'arme. Jugeant qu'elle était suffisamment aiguisée, elle la rangea dans son dos. La servante souffla lentement, soulagée.

Des pas se firent de nouveau entendre dans le couloir. On frappa à la porte.
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Re: A la chasse aux...

Message par Khs le Mer 09 Juin 2010, 00:09



Reposant son dos contre la porte qu'elle venait juste de fermer délicatement, elle écouta les pas du garde s'éloigner petit à petit jusqu'à ce qu'ils s'étouffent dans le silence. De nouveau seule...
Elle se laissa glisser lentement jusqu'au sol. Assise, les jambes fléchies, elle resta par terre, se demandant bien combien de personne avait bien pu s'engager. Elle regarda tout autour d'elle. Le drap blanc du lit faisant face à la fenêtre contrastait avec la couleur verdâtre des murs. Un bureau était également présent dans le coin opposé.

Elle se leva, et alla se reposer sur son lit jusqu'à ce qu'un peu plus tard dans l'après-midi, elle fut réveillée par une servante venue demander si elle souhait quelque chose. Ce à quoi elle répondit :


- Je voudrais juste de l'eau, merci.

Après avoir bu l'eau servie par la servante, elle attendit que les pas de cette dernière s'évanouissent avant de se lever et de sortir de sa chambre. Elle commença à compter les portes et à chercher on ne savait quoi. Au bout d'un quart d'heure, elle entendit la discussion de deux gardes, semble-t-il, dans le couloir d'à côté :

- Tu as vu celui de tout à l'heure à l'énorme hache ?
- Oui, ça fait peur. Mais t'as vu, il y en avait une qui était armée de la tête aux pieds. Elle n'avait pas du tout l'air amical par rapport à l'autre.
- Clair, je n'aimerais pas du tout me retrouver face à elle.

Jugeant avoir suffisamment rôdé et écouté la conversation, elle retourna discrètement dans sa chambre et s'assit devant le bureau avant de déplier un parchemin vierge où elle commença à écrire de sa plus belle plume :

Légadir,

Savais-tu qu'il y a eu une attaque la veille ? A un moment, j'ai cru que nous ne tiendrions pas.
Les temps sont durs. J'ignore encore ce que nous allons faire, mais je vais bientôt arriver...

L'archère tranchante

Au moment où elle écrivit le dernier mot, elle fut surprise par l'irruption d'une servante, traçant un trait le long de sa missive de façon non intentionnelle. Par réflexe, elle le froissa légèrement en le dissimulant. Se tournant vers la nouvelle venue, celle-ci lui annonça que le roi allait tous les recevoir sous peu et la pria d'attendre qu'un garde vienne la chercher en la voyant sur le point de sortir de sa chambre.

« Je trouverai le chemin. » lança-t-elle sèchement avant de se rendre à la salle du trône, point d'accueil de l'ensemble des guerriers.

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Re: A la chasse aux...

Message par Eäréndel le Jeu 10 Juin 2010, 23:00



Beliand alla s’allonger sur le lit quelques instants pour repenser à ce qu’il venait de faire. Il venait de proposer ses services de guerrier au royaume alors qu’il était aveugle. La mort de son seul véritable ami l’avait profondément marqué même s'il ne le montrait pas. A présent il voulait montrer à tout le monde de quoi il était capable armé de son épée à deux mains.

Il ferma les yeux et prit conscience qu’il n’était pas seul. Il se sentait aussi paisible que quand son ami Agrenn était à ses côtés. Seulement il était mort la veille pendant le combat, il était donc impossible qu’il soit revenu à la vie.
Le guerrier se redressa et mit les sens qui lui restaient en action. Il ne ressentait aucune présence humaine dans la pièce, alors pourquoi cette sensation persistait dans son esprit ? Il avait besoin de respirer.

Il se précipita en suivant un courant d’air qui semblait provenir d’une fenêtre. Il ne parvint à comprendre ce qu’il se passait que quand le faucon remua ses plumes.


-Pourquoi tu me suis comme ça ? Que me veux-tu ? Il marqua une courte pause avant
de rajouter :
Je suis bête, tu ne peux pas me comprendre ce que je dis. Allez file avant que quelqu’un te vois.

Beliand retourna à l’intérieur de sa chambre à tâtons pour retrouver ses affaires quand quelqu’un frappa à la porte. Il s’agissait d’une femme, et au ton de sa voix il put en déduire que c’était une servante.

-Excusez-moi de vous déranger mais on m’a prié de vous informer que vous êtes convié à la salle du conseil. Le roi va annoncer les différentes équipes et vous donner quelques explications.
Avez-vous besoin que je vous guide jusqu'à la salle ?


-Je veux bien, mais avant si vous voulez bien m’attendre devant ma chambre je vais me changer.

Il attendit d’entendre la porte claquer derrière la servante avant d’enlever la tunique et le pantalon qu’il avait sur lui. Il sortit de son sac la tenue de cuir qu’il portait lorsqu’il s’entrainait au combat. C’était une bien maigre protection
mais elle lui permettait de faire des mouvements plus souples qu’avec une armure lourde.
Un bruissement d’ailes lui fit comprendre que le faucon était toujours là et qu’il venait de se poser dans la pièce.


-Tu ne vas décidément pas me lâcher hein ?

Il prit conscience que la sensation qu’il avait ressentit auparavant émanait du faucon. Beliand eu alors l’idée sotte de vouloir garder le faucon.
Il imagina un faucon pausé sur l’épaule de l’image qu’il s’était donné de lui et quelques instants plus tard les serres du faucon se serrèrent sur ses propres épaules en s’enfonçant dans sa chair.

Le guerrier poussa un petit cri en se débattant.

-Pourquoi à tu fais ça ? Ça fait mal !!!

Beliand crut comprendre ce qu’il s’était passé, le faucon avait comprit ce qu’il s’était imaginé. Comme s'il avait intercepté l’image que le guerrier avait eue dans la tête. Il eu la subite envie de recommencer cette expérience, mais avant tout il voulait être sûr de ne pas subir les mêmes complications.
Il déchira un bout de sa tunique et la glissa sous sa veste en cuir au niveau de son épaule pour la renforcer. Une fois prêt, il se posa sur le bord de son lit se remit en tête l’image du faucon sur son épaule. Le résultat ne se fit pas attendre. Il sentit le rapace se pauser de nouveau sur son épaule. La protection n’était pas des plus efficaces mais il pourrait tenir le reste de la soirée. Il accrocha son épée en bandoulière, dénichant directement le faucon qui revint quelques seconde après.
Une fois prêt, Beliand quitta sa chambre pour rejoindre la servante qui l’attendait devant. Il lui tendit le bras pour qu’elle puisse le guider. Le début du trajet se déroula sans un mot, jusqu'à ce que sa guide se décide à briser le silence.


-Je n’avais pas vu votre oiseau tout à l’heure. Comment s’appelle-il ?

Un nom !! Il n’y avait pas songé. Pourtant il n’y a en avait qu’un qui lui venait en tête.

-Il s’appelle Agrenn. Il vient juste de m’adopter.

La réponse dû surprendre la servante car elle se tût le reste du trajet qui les séparait de la salle du conseil.
Une fois dans la salle, la servante l’installa à la table du conseil sur une chaise plutôt confortable puis s’éclipsa rapidement sans un mot. Il ressentit la présence d’une dizaine de personne, et comprit qu’il manquait encore du monde pour que le roi ne rentre et commence la séance.


Dernière édition par Eäréndel le Dim 20 Juin 2010, 20:26, édité 1 fois

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Re: A la chasse aux...

Message par Gwaen le Ven 11 Juin 2010, 00:51



La servante sortit de la pièce pendant que la femme masquée s’approchait de la porte. Elle posa une main sur la poignée et s’arrêta pour observer la porte des domestiques se fermer violemment.
Pourquoi était-elle partie aussi soudainement ?
La guerrière ouvrit la porte. Elle avança d’un pas et observa le seuil de la chambre.
Devant elle se tenaient 5 gardes bien armés. Elle les regarda dans les yeux, les uns après les autres, en prenant son temps avant de déplacer son regard. Elle sentait en eux la peur monter à chaque seconde qu’elle passait ainsi, immobile, ses yeux plongés dans les leurs.
Péniblement, le garde qui se tenait le plus près de la porte parla.

-Madame… Nous… Nous avons ordre de vous conduire dans la salle du Conseil.

Les yeux de la guerrière semblèrent sourire.

-Et vous pensez que vous serez assez nombreux ?

Les gardes se regardèrent les uns les autres… presque honteux. Que pouvaient-ils répondre ?
Ils restèrent ainsi de nombreuses secondes à s’interroger du regard.
Quand soudain, la porte de la chambre se ferma et la femme masquée reprit la parole d’un ton assuré.


-Parce que dans ce cas, vous vous trompez.

Les gardes ouvrirent alors de grands yeux. Deux d’entre eux reculèrent d’un pas avant de se figer complètement.
La guerrière attendit quelques instants, puis, trouvant le temps long :

-Allez-vous me conduire ou dois-je trouver la salle du Conseil moi-même ?

Le premier garde secoua alors la tête pour reprendre ses esprits avant d’invectiver ses compagnons pour les réveiller à leur tour. Il prit ensuite la tête du convoi. La guerrière se retrouva à sa suite, encadrée des quatre autres gardes. Elle les suivit d’un pas assuré, jetant par moment un regard de côté à ceux qui fermaient la marche.
Ils avancèrent ainsi pendant plusieurs minutes avant de s’arrêter enfin devant une porte. Le premier garde l’ouvrit avant de s’écarter. Les deux gardes qui se trouvaient devant la guerrière lui cédèrent le passage en se mettant au garde à vous sur le côté. La femme masquée, sans faire de manière, entra dans la salle puis s’arrêta pour observer le premier garde refermer rapidement la porte derrière elle.
La guerrière se retourna lentement afin d’observer la pièce. C’était une bien grande salle, parfaitement éclairée. Au milieu se dressait une large table pouvant accueillir facilement une trentaine de personnes. A un bout se trouvait le trône devant lequel le roi se tenait debout, les deux mains posées sur la table. D’un signe de main, il l’invita à s’asseoir. La guerrière trouva rapidement une place libre et, toujours sûre d’elle malgré tous les regards posés sur elle, elle alla s’y poser.
A peine fut-elle assise que le roi commença son discours. Elle était donc visiblement la dernière.
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Re: A la chasse aux...

Message par Leiro le Ven 11 Juin 2010, 15:46



Avelyn était resté tout le reste de la journée, les jambes croisées, sur son lit. Il était dans une sorte de profonde méditation que rien ni personne ne pouvait lui en faire sortir. Il méditait dans les moments où de nombreuses questions se présentaient à lui, il devait faire le vide autour de lui pour y trouver les meilleurs réponses possibles. Il ne s’était même pas aperçu qu’une personne venait voir régulièrement dans la chambre pour savoir ce dont il avait besoin. Au bout de trois quatre fois elle avait renoncé à comprendre ses agissements et ne venait même plus dans la chambre.

Ce n’est qu’en fin de journée qu’il sortit de son semi coma et reprit complètement ces esprits. La lumière avait déjà commencé à diminuer. Il trouva sur le bureau, positionné dans un coin de la pièce, un verre d’eau à côté d’un parchemin indiquant que le roi l’attendait lui et les autres guerriers dans la salle du Conseil à une heure qui venait de passer. Il se rhabilla intégralement, pris son bâton et ouvrit la porte de la chambre. Il trouva un garde en armure avachi contre le mur, à moitié endormi. La vue de Avelyn le fit sursauter, il regarda un peu partout, complètement déboussolé.


- Auriez-vous l’obligeance de me conduire à la salle du Conseil où se déroule la réunion qui doit être sur le point de commencer, s’il vous plait ?
- Euhh … oui … c’est … euh … par là par là … suivez moi …
- Merci.

A chaque fois que le couloir se séparait en deux, le soldat regardait à mainte reprise comme s’il venait par ici pour la première fois. Ils n’échangèrent aucun mot de tout le trajet. Des bruits s’élevaient déjà de derrière la porte menant à la salle du Conseil. Avelyn fit signe au soldat de le laisser ici. Il passa discrètement de l’autre côté de la porte pour se retrouver dans une salle remplie de nombreuses personnes. Apparemment beaucoup avaient répondu à l’appelle du roi, ça devait être une bonne chose. Le roi avait l’air de commencer son discours à l’attention des présents.
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Re: A la chasse aux...

Message par Khs le Ven 11 Juin 2010, 17:02



Le calme régnait en ces lieux, où, quelques heures auparavant, de nombreuses personnes s'étaient présentées devant le roi. Elle attendit cinq minutes, dix... Un quart d'heure... Toujours rien. Rien ne vint perturber la tranquilité des lieux. Pas l'ombre d'un garde, ni même le roi n'était présent.
Apparemment, elle s'était trompée, ou du moins, la servante s'était trompée. Elle commença à pester contre elle, quittant la salle du trône. Elle recommença à rôder dans le palais, à la recherche d'une quelconque présence humaine pouvant la guider jusqu'au lieu de la convocation du roi.

Au bout d'un petit moment d'errance, des bruits de pas se firent entendre au bout du couloir. Elle commença à accélerer le pas, rattrapant peu à peu les personnes se trouvant devant elle. De dos, elle pouvait voir un homme au cheveux long, vêtu d'une veste d'un blanc pur et innocent au côté d'un garde, qui, probablement, l'emmenait au roi. La jeune femme resta discrètement derrière, les suivant ici et là. Ils ne parlaient pas. Ils se contentaient simplement de marcher, parcourant les nombreux couloirs jusqu'à ce que, arrivés au bout d'un passage dont l'extrémité se terminait par une porte, les deux hommes se séparèrent. Elle comprit alors que c'était ici où se tenait la réunion. Elle suivit l'homme qui était rentré, faisant un signe au garde qui était encore devant la porte. Arrivée à la salle du Conseil, elle s'inclina légèrement en signe d'excuse au roi et prit place parmi l'une des dernières chaises vides.
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Re: A la chasse aux...

Message par L'homme en noir le Ven 11 Juin 2010, 17:13

-Aventuriers. Comme bon nombre d’entre vous ont pu le constater hier, la situation est grave… Les orques semblent être devenus une réelle menace pour Haedri, notre monde. Jamais ils ne se sont déplacés en si grand nombre, jamais ils n’ont osé attaquer une Cité aussi grande et aussi bien protégée… mais surtout, jamais ils n’ont été aussi bien organisés ! Belyldor, ainsi que tous les autres pays vivants à Haedri, risques à chaque instant de subir une nouvelle attaque.

Un magicien prit la parole, d’une voix forte mais posée, pendant qu’un homme entrait dans la salle, en retard.

-Pardonnez-moi mon Seigneur… Mais qu’est-ce qui vous permet d’affirmer que tous les autres pays sont en danger ? Il n’y a pour l’instant que Dolgaröm qui ait été attaquée.

-Pour l’instant… Il est vrai…

La porte de la salle s’ouvrit de nouveau… Une femme apparut. Elle s’inclina pour s’excuser avant d’aller s’asseoir à son tour. Le souverain prit le temps de réfléchir à ses prochaines paroles. Après toutes ces interruptions, il en avait bien
besoin.


-A l’origine, cette annonce que vous avez entendu circuler dans toutes les rues partait d’une supposition. Mais aujourd’hui cette menace est devenue une réalité. J’ai reçu durant les deux jours qui nous séparent à présent de l’attaque des messages d’émissaires, d’ambassadeurs et d’espions. A l’heure où je vous parle, de nombreux bataillons d’orques ont été recensés un peu partout dans le monde. Certains sont prêts à attaquer, d’autres siègent déjà… Nous n’étions que les premiers.

Le roi se redressa.

-Nous nous sommes entendus avec tous les Seigneurs d’Haedri. Nous sommes tous en danger. Nous devons
comprendre ce qu’il se passe au plus vite et trouver le moyen d’arrêter ce fléau prêt à balayer tout ce que nous avons construit.


Le roi balaya lentement la salle du regard.

-Vous êtes tous de pays, de races, de conditions et de classes diverses. Pourtant vous êtes tous concernés par ce mal qui nous atteint. C’est pour cela que j’ai voulu faire appel à vous pour remplir cette mission. Aucune ville ne peut décemment se séparer de ses hommes dans un tel contexte sans courir un risque. Vous avez tous l’expérience des armes, vous êtes tous à même de pouvoir aider Haedri.

Il se retourna vers son Capitaine. Il lui fit signe d’approcher et de montrer. Celui-ci s’exécuta alors, il se plaça à côté du roi et ouvrit le coffret qu’il avait dans ses mains, permettant à tous de voir ce qu’il contenait.

-Afin d’agir de façon discrète et efficace, vous avez tous été séparés en groupes équitables comportant toujours au moins un membre au corps à corps et un à distance. Ces documents vous seront distribués dans vos chambres à l’issue de cette réunion. Ils vous indiquent, pour chacun d’entre vous, votre lieu de rendez-vous, l’heure de départ et la direction que vous devez prendre. Le nombre ou les noms des membres du groupe et l’objet de votre mission y ont été volontairement oubliés afin que, dans le cas où vous vous feriez prendre avec ce document ou en cas de traitrise, personne ne puisse savoir de quoi il s’agit ou s’en servir comme preuve de votre mission.

Le Capitaine referma le coffret et recula.

-Si vous échouez, vous pourrez rejoindre la ville la plus proche. Ces temps-ci, nous sommes tous alliés. Si vous apprenez la moindre chose qui peut nous être utile, faites en sorte qu’elle parvienne au plus vite à l’un des souverains de ce monde. Il transmettra l’information. En attendant votre départ, nous vous invitons à rejoindre vos chambres. Les servantes sont à votre disposition si jamais vous avez besoin de quoi que ce soit.
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Re: A la chasse aux...

Message par Gwaen le Ven 11 Juin 2010, 18:32



La guerrière se tenait debout sur les remparts, observant l’horizon. Le soleil n’allait pas tarder à se lever. Enfin !
Pour elle, la nuit avait parue très longue. Elle avait compris l’urgence de la situation et passer une nuit à dormir pour elle était du temps perdu…

Elle se remémorait la soirée de la veille. Elle était rapidement retournée dans la chambre à la fin de la réunion, non sans attirer de nombreux regards, notamment lorsqu’elle fut rattrapée dans le couloir par les 5 gardes qui l’avaient escortés à l’aller. Elle pouvait retrouver son chemin seule mais ils insistaient. Elle fut alors obligée de céder. Elle en avait l’habitude à présent… On se méfiait toujours d’elle. Cela l’agaçait, même si parfois elle en jouait.
Après quelques minutes passées dans la chambre, le Capitaine frappa à sa porte pour lui remettre le document qui portait son nom. L’homme s’excusa au passage pour l’escorte forcée ajoutant qu’il avait réprimandé le Chef de la garde qui en était responsable. Elle répondit simplement que ce n’était pas grave avant de refermer la porte.
Elle parcourut rapidement les quelques lignes que comportait le parchemin avant de le brûler dans la cheminée que la servante était venue allumer en son absence. La jeune femme était d’ailleurs repasser deux-trois fois pour s’assurer que tout allait bien et lui demander si elle avait besoin de quelque chose.
La guerrière n’attendit pas que les gardes reviennent la chercher pour quitter la chambre, puis le château et pour se diriger vers le point de rendez-vous. Il s’agissait pour elle de la porte Est de Dolgaröm.

La femme masquée se tenait à présent debout, le dos et un pied posés contre un mur près de la porte de la ville encore fermée, les bras croisés, la tête baissée. Elle attendait qu’on la rejoigne, se demandant ce qui les attendrait sur la route et comment procéder pour résoudre cette énigme.
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Re: A la chasse aux...

Message par Leiro le Ven 11 Juin 2010, 20:00



Le roi n’avait donné que peu d’informations pendant la courte réunion qui avait eu lieu. Avelyn restait songeur vis-à-vis de leur mission. Il ne savait pas encore exactement ce qu’il devrait faire lui et ses futurs compagnons. Après avoir été raccompagné par le même soldat qui semblait plus réveiller, il s’était entièrement dévêtis et s’était rassis en tailleur sur son lit. Une fenêtre, donnant sur le côté ouest du château, laissait passer un léger courant d’air dans la pièce. Peu à peu, Avelyn perdit la notion du temps, il se laissait emporter par le léger souffle sur son visage l’emmenant loin de cette chambre, de ce château et même de ce pays. Des images défilaient dans sa tête, des visages de personnes qu’il avait rencontrées, de paysages qui l’avaient marqué.

Soudain les images disparurent pour laisser place à une seule. La tête d’une femme avec de longs cheveux qui semblaient noirs, il faisait tellement sombre qu'on n'y voyait pas grand chose. Avelyn n’arrivait pas à savoir qui était cette personne, son visage restait flou. Des perles de sueurs commençaient à parcourir le front de l’homme qui avait également des bouffé de chaleur. Un rire se fit entendre tout autour, doucement puis de plus en plus fort, un rire sadique, un rire à glacée le sang. Tout d’un coup, sans raison le rire cessa et du sang tomba du visage de la femme sur le sol, une flaque se créa peu à peu. Des cris, encore des cris, toujours des cris, rien ne pouvait les faire cesser.

Avelyn sortit de son semi-coma, à moitié tremper, gardant toujours à l’esprit cette image. Il regarda par la fenêtre et vis qu’il ne faisait pas encore jours. Toujours nu il se jeta l’eau contenu dans le verre à la figure pour le réveiller. L’eau s’écoulait lentement le long de son visage puis sur son torse musclé. Il se sécha à l’aide d’un partie du drap encore sec. Ne souhaitant en aucun cas revoir ces images, il préféra se rhabiller, prendre son bâton et les quelques objets dont ils avaient besoins. Il sortit de sa chambre, quelques peu surpris de n’y voir personne et se rendit dans les rues de la cité. Il repassa par chez lui dans le but de prendre des trucs qui pourraient lui être utile pendant son voyage.

Après avoir navigué pendant un moment dans les rues qu’il ne verrait plus pendant un moment il se dirigea vers la porte est, point de rencontre indiqué sur le papier qu’il avait reçu du Capitaine. Le soleil commençait tout juste à pointer à l’horizon, peu de personnes se trouvaient dans les rues à une heure si matinale. Avelyn n’eut aucun mal à comprendre que la personne, qui se tenait dos contre le mur, était surement l’un des individus qui allaient être avec lui pendant ce voyage. Il décida de s’approcher pour faire connaissance, un peu intimidé en voyant plusieurs armes mais aussi rassurer de savoir qu’une telle personne se trouverait avec lui si combat il y avait.


- Bonjour à vous, je me nomme Avelyn. Au vu de votre tenue je pense que vous faites partie de ceux qui se sont portés volontaires pour aider notre cité et notre royaume. Cela fait longtemps que vous avez rejoint le point de rendez vous ? Il me semble que nous sommes tous deux en avance par rapport à ce que nous indiquait le message.
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Re: A la chasse aux...

Message par Khs le Ven 11 Juin 2010, 23:48



Elle glissa dans sa botte gauche le morceau de papier indiquant le point de rendez-vous. Ce matin-là, elle s'était levée de bonne heure. La nuit, bien que courte, avait été bien plus reposante que celle de la veille et elle s'apprêtait à prendre son départ. Elle vérifia une dernière fois qu'elle n'avait rien laissé dans sa chambre, carquois au dos, dague à sa taille et arc à sa main gauche, avant de prendre la route.

A la sortie du palais, elle se dirigea vers un petit bâtiment qui était, certes, un peu endommagé par l'assaut des orques, mais il s'en était bien mieux sorti que beaucoup d'autres. La jeune femme rentra dans celui-ci et commença à regarder les différentes armes proposées jusqu'à ce que son attention s'arrête nette devant un arc sublime. Elle posa son arc et commença à manier celui exposé afin d'en juger les capacités. Le bois d'if constituant l'arc était extrêmement agréable à manipuler et la corde permettait un bandage parfait. Elle le reposa aussitôt à la lecture du prix. Vingt-sept pièces d'or. C'était le montant de cet arme dont les géométries semblaient parfaites. Un prix qu'elle ne pouvait pas se permettre. Elle s'intéressa alors aux flèches et acheta de quoi remplir son carquois.

Elle se remit alors en route et rejoignit la porte Est de Dolgaröm après avoir interrompu un passant afin de se renseigner sur la position du lieu. De loin, elle pouvait reconnaitre le fameux homme qu'elle avait suivi la veille au côté d'une femme masquée. Une femme masquée « armée de la tête aux pieds » pour reprendre les expressions d'un garde. Ainsi c'était donc ses futurs compagnons de route.

Réticente à leur vue, elle hésita un moment. La guerrière semblait calme, postée à côté d'un mur, et l'homme en blanc semblait avoir engagé la conversation. Elle n'avait probablement rien à craindre... pour le moment du moins. Elle se décida alors à s'approcher afin de venir à leur rencontre.
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Re: A la chasse aux...

Message par Eäréndel le Sam 12 Juin 2010, 13:05



La réunion fut plus courte qu’il ne le pensait. Et il devait encore attendre de retourner dans sa chambre pour avoir les informations. Pour ce qui était de lire les informations ce serait encore différent.
Pendant la réunion, Beliand avait été pris de plusieurs flashs. Les images qui lui parvinrent dans son esprit était une assemblée de gens complétements différents. Il fallait qu’il vérifie si c’était le faucon qui arrivait à lui envoyé des images.


A peine sortit de la salle, la servante qui l’avait accompagné lui prit le bras.
-Vous inquiétez pas, c’est moi !
Cette remarque fit sourire le guerrier.
-Je sais, j’ai reconnu votre présence. Au silence qui suivit sa réponse, Beliand crut bon d’ajouter. Mon handicap m’a permis de développer mes autres sens. Ça m’a permit de vous reconnaitre.

Pendant le trajet du retour, il reçut l’image d’une dame d’une quarantaine d’année avec une barrette dans les cheveux. Il était temps de vérifier ses doutes. Il s’arrêta et se tourna vers la servante qui l’accompagnait.
-Pouvez vous me dire ce que vous avez dans vos cheveux ?
-J’ai ma barrette, pourquoi cette question ? Et comment avez-vous pu la voir ??

Un sourire au lèvres, Beliand ne lui répondit pas. Il l’invita juste à venir coudre un renfort en cuir au niveau de l’épaule là où désormais le faucon viendrait se poser. Avant qu’elle quitte la chambre, il lui demanda de lire les informations dont il avait besoin pour le départ du lendemain.

De nouveau seul avec le faucon, il essaya de travailler le moyen de communiquer par les images. Il dormit peu cette nuit là, mais ça valait la peine. Il arrivait à se diriger dans sa chambre sans se cogner dans les angles, guidé par son nouvel ami.

Il quitta sa chambre un peu avant l’heure du rendez-vous le faucon sur l’épaule. Il déclina poliment l’invitation de la servante qui voulait le guider. Guidé par les cris du faucon, Beliand arriva rapidement à la porte est. Les trois autres membres de son groupe attendaient déjà. Une archère se tenait un à l’écart, et une guerrière semblait être occupée à discuter avec une sorte de magicien.

En se rapprochant de plus prêt il pouvait sentir que la guerrière n’était pas ordinaire. Il ne ressentait en elle aucun mal mais quelque chose n’était pas normal en elle. Il finira bien par trouver en temps voulu. Il avait d'autres priorités.

-Nous sommes au complet ce me semble. On ferait peut être bien de partir rapidement.


Dernière édition par Eäréndel le Dim 20 Juin 2010, 20:27, édité 1 fois

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Re: A la chasse aux...

Message par L'homme en noir le Sam 19 Juin 2010, 12:26



La guerrière porta son regard sur l'homme qui venait de lui adresser la parole, se demandant si elle allait lui répondre. Elle fut coupée dans ses pensées par l'arrivée d'une archère.
Avelyn se retourna pour voir où portait le regard de cette personne mystérieuse qui ne semblait pas vouloir engager la discussion. Une archère suivie d'un homme avec un oiseau se dirigeaient vers eux.


-Nous sommes au complet ce me semble. On ferait peut être bien de partir rapidement. Dit le guerrier.

-Bonjour à vous aussi monsieur. Il est vrai que nous devrions partir le plus rapidement possible mais peut-être devrions-nous apprendre à nous connaître rapidement avant cela. Cela nous permettrait d'organiser notre groupe en fonction.

La jeune elfe venait à peine d'arriver près de ses futurs compagnons qu'un troisième surgit proposant de partir. Elle le regarda de la tête aux pieds, se demandant s'il les voyait. Elle adressa un simple bonjour à l’égard du groupe.

La voix du magicien parvint aux oreilles de Beliand.


-Oui vous avez sans doute raison. Je me nomme Beliand, et voici Agrenn. On se connaît depuis peu mais il peut s'avérer utile durant le voyage.

- Ah oui ? Quelles sont ses capacités ? Demanda l’archère.

-Vous le verrez bien assez vite.

Le soigneur se présenta à son tour.

-Enchanté, je me nomme Avelyn, détenteur de magie de guérison et quelques sorts offensifs. Je servirai essentiellement de soutien pendant le voyage. Excusez-moi cette indiscrétion à votre égard, mais êtes-vous aveugle ?

-Pertinente remarque maître Avelyn . En effet je ne peux vous voir, mais vous remarquerez que je savais que vous étiez magicien. Rétorqua-t-il à son interlocuteur en lui adressant un large sourire.

-Et comment en êtes vous arrivez à cette déduction, si je puis me permettre ? Fit-il avec un air étonné.

Ne voulant pas expliquer l'aide que lui a fournit Agrenn, il répondit simplement :

-Vous sentez la magie.

Ne sachant pas comment prendre la remarque, Avelyn préféra ne pas répondre à son interlocuteur.

-Et vous mesdames, nous feriez-vous l'honneur de vous présentez a nous ?

Elrillya n'aimait pas être maintenue dans l'ignorance, mais elle s'y résigna, il leur fallait bientôt partir. Elle se contenta de hocher légèrement la tête, les écoutant discuter.

- J'espère en tous les cas que cela ne vous desservira pas. Dit-elle au premier avant de répondre au second. Excusez-moi, je me nomme Elrillya.

Pendant ce temps, la femme masquée observait la scène. Elle avait 'impression d'assister à un spectacle burlesque. Elle se décida finalement à se déplacer. Elle s'avança vers l'aveugle et tourna autour de lui, faisant parfois s'entrechoquer son armure et les poignées de ses armes. Elle cherchait à voir les réactions du guerrier, à l'évaluer. Au bout de quelques minutes, elle s'arrêta devant lui.

-Cela me convient.


Amusé de la situation, Beliand se contenta d'adresser un signe de tête en direction de l'endroit d'où provenait la voix de la guerrière. Puis, se retournant à demi vers le soigneur, la guerrière ajouta :

-Cléonie Mirilis. Maintenant que vous avez mon nom, nous pouvons partir.

Enfin, tout en se dirigeant vers la porte :

-Et si vous voulez continuer à faire connaissance, nous pouvons toujours poursuivre en marchant !

-Vous n'avez pas tort. Ajouta Elrillya. Il nous faut y aller, nous avons suffisamment trainé ici.

Elle rejoignit la guerrière, marchant vers la porte. Le magicien suivit sans dire mot.
Sans s'arrêter, Cléonie fit signe aux gardes d'ouvrir les portes, ce qu'ils firent sans discuter. En observant le groupe en train de sortir de la Cité, l'un d’eux s'empressa de les avertir :


-Faites attention. Depuis l'attaque, on croise facilement de petits bataillons d'orques aux alentours...

Beliand tourna la tête vers son faucon.

-Pars en éclaireur, avertit-nous s’il y a un grand danger.

Il secoua son épaule pour inciter Agrenn à décoller. Le faucon s'éleva dans les cieux et partit en direction de l'est.
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Re: A la chasse aux...

Message par Gwaen le Lun 21 Juin 2010, 18:20



Cela faisait à présent plusieurs heures que le petit groupe marchait. Cléonie restait à bonne distance, quelques dizaines mètres plus avant. On ne savait si elle cherchait la sérénité ou si elle avait choisit le rôle de l'éclaireuse, toujours était-il qu'elle avançait à bonne allure. Il lui arrivait même de devoir s'arrêter pour laisser le temps au groupe de la rattraper un peu.

Les premiers pas de leur voyage avait été marqués par les restes des combats précédents. Tous les corps avaient été enlevés mais il restait encore les traces de sang, les boucliers brisés, les casques piétinés, les armes abandonnées... Certains arbres à portée de tir avaient brûlés sous les flèches enflammées qui étaient encore
parfois visibles sur quelques troncs.
Les kilomètres qui suivirent gardaient l'emprunte du passage de l'armée orc. L'herbe, lorsqu'elle n'avait pas disparue, était en train de dépérir, mortifiée par tous les pieds qui s'étaient posés sur elle. Les buissons et les branches basses des arbres n'avaient plus de feuilles. Quelques troncs gardaient la marque des armes qui étaient venues se cogner contre eux.
Enfin, plus loin, la nature sembla reprendre le dessus. En ces lieux, les orcs n'avaient pas encore dû se regrouper afin d'être plus discrets et de surprendre leurs adversaires. Cela avait été une belle réussite... Sur cette terre, l'herbe était verdoyante, l'air était pur et apaisant, les rayons du soleil venaient caresser les visages des voyageurs. Le temps était superbe. On aurait presque pu en oublier les temps de malheur qui s'abattaient sur Haedri.

Cléonie observa le ciel : l'heure avait bien avancé. Les bois n'étaient pas loin... Les orcs y seraient sûrement. Il était temps pour le groupe de s'arrêter un moment afin de se reposer et de discuter de la suite des évènements.
Leur départ avait sans doute été quelque peu précipité : ils ignoraient où aller exactement, ils n'avaient qu'une simple consigne et une direction à prendre. Mais devant l'urgence, la guerrière était ravie d'avoir pu partir rapidement. Discuter à la sortie de la ville n'aurait mené à rien. A présent, chacun avait pu réfléchir à ce qui pouvait être fait pour résoudre cette énigme, elle y comprit. Elle espérait que la discussion qui allait venir serait constructive.

Cléonie s'arrêta, jugeant que l'endroit était propice à une pause. Elle se retourna et attendit le reste du groupe.
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Re: A la chasse aux...

Message par L'homme en noir le Mar 29 Juin 2010, 01:35



Cléonie attendait. Elle se tenait droite, le corps de profil, son regard se portait sur le groupe en arrière.

-Nous marchons depuis plusieurs heures. Vous devez être fatigués. Je vous propose de nous arrêter un instant.

Sans Agrenn, Beliand avait du mal à se déplacer rapidement. Il devait se guider par les mouvements d’Avelyn et Elrillya.

-Oui je pense que ce serait une bonne idée. Sommes-nous encore loin de la forêt ? Demanda-t-il.

Le magicien marchait d'un pas lent par rapport à Cléonie, observant la nature et les alentours. Il avait depuis son départ perdu l'envie de parler. Il suivait donc le groupe silencieux, gardant pour lui ses pensées. Il devait cependant exposer son avis aux autres.


- Je pense que nous devrions rejoindre l'orée de la forêt pour être moins visibles aux yeux qui pourraient trainer par ici. Un groupe de quatre personnes ne passera pas inaperçu au milieu de cette plaine où peu de choses pourraient nous cacher.

Elrillya reconnaissait cette même route qu'elle avait empruntée pour arriver jusqu'à Dolgaröm. Elle venait de là et ne comprenait pas comme un tel lieu avait pu si vite être envahit par des orcs.

- Oui, il vaut mieux se réfugier dans un lieu à l'abri des regards. Il y a des bois pas très loin, à une centaine de pas d'ici.

Cléonie se retint de lever les yeux au ciel. Elle répondit d'une voix sèche et monocorde.

-Pour mémoire, les orcs n'aiment pas la lumière du jour... En plein soleil, nous ne risquons donc rien et ils ne s'approcheront pas des abords de la forêt.

Beliand sourit à la remarque de la guerrière.

-Voilà au moins qui met les choses au clair. Peut-être pourrions-nous manger un peu avant de continuer ? Proposa-t-il.

Il aurait bien aimé qu’Agrenn les rejoigne avant de pénétrer dans la forêt.
Avelyn se demandait vraiment s’il était utile qu'il parle, à deux reprises cette Cléonie n'avait fait que le reprendre. D'habitude d'un air amical, le magicien arborait un sourire mais là rien ne se lisait sur son visage. Il préféra rester de marbre face à son interlocutrice et se résigna à ne prendre la parole qu'en cas de nécessité absolue. Il restait perplexe par rapport à ses compagnons...


-Mangeons donc !

Cléonie observa les 3 compères. Aucun d'eux ne sortit quoi que ce soit pour manger. Ils n'avaient donc rien pris pour entamer le voyage ?
Cette fois, la guerrière leva les yeux au ciel en dégainant une de ses épées et elle s'éloigna au pas de course.


- Ne bougez pas. Leur cria-t-elle.

L'archère ne l'écouta pas et commença à courir derrière elle. Elle ne savait pas les intentions de la guerrière, mais sortit une flèche à l'image de l'épée dégainée de celle qui devait être une de leur compagnon de voyage.






Beliand s'assit en tailleur dans l'herbe en attendant le retour de la guerrière et d’Elrillya.

-Quitte à attendre, autant être bien installé.

Le magicien s'assit également en tailleur. Il préféra rester silencieux, il ne faudrait pas donner matière à râler. En attendant le retour de ses deux compagnons, il observa le ciel, les nuages ... Quand soudain, le visage ensanglanté de la femme qu'il avait vu la nuit précédente refit son apparition. Il se releva soudainement, regardant dans la direction où elles étaient parties, légèrement inquiet.

Le guerrier ouvrit son esprit sur ce qui l'entourait lorsque quelque chose vint troubler sa méditation. Le problème semblait venir de son compagnon. Sans bouger, Beliand demanda d'une voix très calme :


-Quelque chose ne va pas?

Avelyn ne savait pas exactement ce qu'il en était. Quelle réponse pouvait-il donner à une telle question ?

- Ce n'est rien, juste une vue de mon esprit...

Beliand resta perplexe à la réponse d'Avelyn.

-Une vision n'est pas à prendre à la légère, vous feriez bien de faire attention. Si vous voulez en parler je suis à votre écoute.

Le guerrier réfléchit quelques secondes puis rajouta:

-Nous ferions bien de préparer un feu. Je vous laisse trouver du bois sec et je m'occuperai de l'allumer si vous voulez.

Même à un non voyant il ne pouvait cacher son inquiétude, il se sentait bien bête et puéril devant ses compagnons. Il y avait un guerrier aveugle qui paraissait bien plus sage et courageux que ne l'était le magicien. Cléonie qui restait un mystère mais qui n'en demeurait pas moins expérimentée et cette archère qui semblait vaillante. Avelyn se sentait vraiment pitoyable à côté de ces personnalités si fortes.

- Cela fait depuis cette nuit que cette vision me hante. Je vois un visage de femme, je n'arrive pas à discerner ses traits ni à savoir qui elle est, du sang coule le long de son corps... Elle crie... Elle hurle mais je n'arrive pas à bouger, je ne peux rien faire. J'ai peur... Je me sens tellement impuissant...

Il s'arrêta de parler pour mettre un peu de l'ordre dans ces idées.

- Excusez-moi, je vais chercher du bois, je reviens au plus vite. Ma magie pourra l'allumer, il n'y a pas de problème.

Le magicien s'éloigna un peu et se dirigea vers quelques buissons pour y trouver des branches qui seraient susceptibles de bruler. Il en ramassa un nombre suffisant pour que le feu ne s'arrête pas trop rapidement. Il revint donc assez vite auprès de son compagnon et y déposa les branchages au sol en en gardant à quelques uns de côté pour attiser le feu en cas de besoin. Il prononça une petite incantation, mettant le feu au branchage.

-Je ne souhaite pas que vous parliez aux autres, pour le moment, de ce que je viens de vous dire ... Je le ferais moi même si le besoin s'en fait ressentir.

Affichant un sourire qui se voulait rassurant, Beliand ne chercha pas à en savoir d'avantage pour le moment. Bien qu'intrigué par cette révélation, il ne trouva rien à dire pour aider Avelyn.

-Je n'avais pas l'intention d'en parler aux autres. Mais sachez que si vous avez besoin d'en parler vous pouvez compter sur moi.

Toujours assis, le guerrier recentra son attention sur le feu en essayant d'oublier la faim qui commençait à se faire ressentir.

- Je vous remercie de votre soutien. Je m'en rappellerais. Assura le magicien.

N'ayant plus rien à dire, Avelyn se rassit en tailleur, face au feu, attendant le repas. Quelques petits gargouillis se firent entendre par moment montrant ainsi la faim grandissante du magicien. Il espérait que leurs chasses auras été rapides et concluante.







- Attends, on ne doit pas se séparer, ce serait imprudent. Cria l’archère à Cléonie, courant à vive allure.

La guerrière ne s'arrêta pas mais tourna la tête pour répondre.


-Nous sommes hors de la forêt, il n'y a pas de danger pour l'instant.

- Je viens avec toi. On ne sait jamais. Les orcs ont tout de même eu un comportement étrange ces derniers jours.

Cléonie n'approuvait pas mais acquiesça car la réponse n'était pas inintéressante.

- Je ne risque rien mais si tu tiens à me suivre...

La guerrière continua à courir ainsi durant un long moment, tant et si bien que les deux hommes avaient sans doute fini par perdre le contact visuel. Elle s'arrêta soudainement au bout de nombreuses minutes pour se cacher derrière un buisson.
Elrillya suivait tant bien que mal. Elle n'était pas très endurante sur le long terme, mais elle parvenait à garder l'allure. Voyant la guerrière se cacher, elle ralentit avant d'arriver au lieu dit et l'imita, la rejoignant. Elle chuchota :


- Il y a quelque chose?

Cléonie regarda l'archère. Elle semblait sourire derrière son voile.

-Votre repas ma chère.

Elle lui fit signe de regarder discrètement. Elrillya regarda furtivement par dessus le buisson, voyant un sanglier à quelques dizaines de mètres d'ici.

- Je vois. Vous ne perdez pas votre temps ! Mes flèches peuvent le transpercer. Qu'en pensez-vous ?

La guerrière répondit posément :

- Je ne connais pas la portée de vos tirs, c'est plutôt à vous de me le dire. Si vous ne l'abattez pas du premier coup, il attaquera. Alors je m'en chargerais.

- Je peux tirer loin. Presque aussi loin que la portée de ma vue. Suivant sa position et les obstacles, il se peut que le tir ne puisse atteindre la cible, mais dans le cas présent, je pense que tout nous est favorable. Prête ?


Etant presque certaine que c'était le cas, l'archère n'attendit pas la réponse avant de se lever, encochant par la même occasion sa flèche. Il ne lui fallut pas plus de temps pour cibler le gibier et tirer un coup fatal.
Cléonie sortit la tête de son buisson afin d'observer l'archère planter sa flèche en plein cœur du sanglier.

-Pas mal. Pensa-t-elle.

Elle s'avança, l'arme toujours en main, et vérifia qu'il était bien mort. Puis elle évalua sa taille. Il était énorme et devait peser un bon poids... Les deux femmes arriverait-elle à le poster seules ?
Elle leva les yeux vers son acolyte, amusée :


-Avez-vous une idée de la façon dont nous allons le transporter ?

Elle regarda l'animal étendu par terre un instant avant de se tourner vers la guerrière.

- Je n'en ai pas la moindre idée. Il me semble beaucoup trop robuste pour que nous puissions le transporter dans son intégralité.

La guerrière rengaina alors son épée et sortit un poignard. Elle se pencha ensuite au dessus du sanglier et commença à le dépecer.
Une fois qu'elles eurent assez de viande, elles se préparèrent à repartir.

Contrairement à l'aller, le retour leur prit une bonne quinzaine de minutes. En effet, elles avaient environ deux kilomètres à parcourir, chargée d'une bonne quantité de nourriture.
Lorsqu'elles arrivèrent, les deux femmes trouvèrent leurs compagnons assis près d'un feu, silencieux.

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Re: A la chasse aux...

Message par L'homme en noir le Dim 04 Juil 2010, 12:49




Cléonie observait l'horizon, assise adossée contre un arbre. Elle semblait à l'affut, d'un bruit... d'un mouvement. Mais elle fut interrompue. Quelqu'un lui présentait une écuelle, une part de sanglier tout juste cuite posée à l'intérieur.
La guerrière la refusa poliment.
L'archère ne comprit pas comment elle pouvait refuser de s'alimenter alors qu'il leur fallait reprendre des forces pour pouvoir poursuivre l'enquête.


- Tu ne manges pas ? Tu devrais pourtant.

Cléonie refusa une nouvelle fois, silencieusement et respectueusement. Puis, s'adressant à l'ensemble du groupe qui s'attablait :

-Nous sommes partis, cela était notre première étape. A présent, l'un de vous a-t-il une idée, une piste quant au commencement de nos recherches ?

Resté muet jusque là, Beliand écoutait avec amusement la guerrière refuser le sanglier. Il y avait quelque chose d'étrange chez elle qu'il n'arrivait pas à percer. Mais pour l'instant il était plus urgent de prendre une direction.

-Nous savons que les orcs n'aiment pas la lumière du soleil. Ils doivent être cachés aux coins les plus sombres de la forêt. Nous avons donc quelques heures devant nous pour fouiller ce que nous pouvons de la forêt. On pourrait essayer de les repérer pour ne pas tomber dessus par hasard.

Avelyn se demandait s'il devait prendre la parole au risque de se faire rabrouer, une fois de plus. Il ne savait pas vraiment quoi en penser, où ils devaient vraiment se rendre. Cela restait un mystère.

-Et que ferons-nous quand nous les aurons trouvés ? A partir du moment où nous serons proche d'eux nous ne devrons pas baisser notre garde un seul instant. Que cherchons-nous vraiment ? Leurs positions ? Des informations sur leurs agissements ?

-Le roi semblait intrigué par leurs dernières actions.
Répondit Cléonie. Les orcs sont connus pour agir de façon désorganisée, ils ne préméditent jamais leurs actes ou pas plus de quelques jours à l'avance. Il leur a sans doute fallu des mois pour rassembler une telle armée. Leur assaut a réussit à faire tomber une partie des défenses de Dolgaröm...
Une telle organisation est inhabituelle, voire impossible pour ces créatures. Nous devons comprendre ce qu'il s'est passé. Peut-être se sont-ils trouvé un chef, peut-être que quelqu'un a pris leur contrôle... Voilà ce que nous devons trouver.


-De l'espionnage. Ca ne semble pas chose aisé.
Ajouta Elrillya. Je pense que nous ne sommes pas suffisamment discrets pour réussir à ne pas attirer leur attention. A moins qu'on puisse interroger un de leur membre...

-Pour cela il nous faudrait capturer un de leurs éclaireurs.
Fit remarquer le guerrier.

Beliand marqua une pause et se rappela les rares fois où il avait été en contact d'une de ces créatures.

-A quoi cela nous servirait-il? Il faudrait savoir parler leur langue pour pouvoir en tirer une quelconque information.

-A vrai dire, le parlé orc n'est pas difficile.
Annonça Avelyn. Leur langage est assez rudimentaire et ne demande pas beaucoup de savoir pour en comprendre le sens.

-Bien nous pouvons donc partir sur cette voie. Conclut Cléonie. Toutefois, avant de nous y engager, je souhaiterais m'assurer d'une chose.
Nous pouvons faire un prisonnier et l'interroger mais nous ne pourrons le garder ensuite... Cela impliquera donc de le tuer une fois que nous aurons terminé.
Est-ce que cela pose un problème à quelqu'un ?


-Ils ont blessé et tuer de nombreuses personnes, je ne vois vraiment pas pourquoi nous montrerions de la pitié envers ces êtres qui n'en ont eu aucunes. Répondit le mage.

-La seule personne à laquelle je tenais vraiment est morte sous leurs coups. Pouvoir enfin en tuer ne pourra que me faire du bien. Ajouta Beliand.

-Cela apaisera peut-être un peu votre chagrin mais cela ne durera pas. Lui répondit Cléonie.

Celle-ci posa ensuite le regard sur Elrillya. Détournant son regard un instant, l’archère croisa ses bras avant de regarder à nouveau la guerrière.

-Je n'ai pas l'âme d'une tueuse ni même l'étoffe d'une combattante-née. Mais si cela est nécessaire, je le ferai.

-Rassurez-vous, je ne vous demandais pas de la faire. Je voulais juste m'assurer que l'idée n'effrayait personne.

-C'est la guerre, nous ne pouvons pas y échapper, c'est notre devoir de tout faire pour remplir notre mission à bien.
Remarqua Avelyn.

La guerrière marqua alors une pause avant de reprendre.

-Bien. Nous devons donc trouver un orc... Mais la forêt est grande. Nous pourrions bien chercher pendant des semaines sans rien trouver ou tomber dans une embuscade... Ou encore rencontrer un groupe trop grand pour nous.

-Le tout est de nous montrer prudents. Je suis passé par là en allant à Dolgaröm et j'y ai croisé des gnomes à quatre milles pas d'ici vers l'est. J'ignore si le passage des orcs les ont fait fuir, mais nous pourrions peut-être commencer par voir là-bas?

-Les gnomes connaissent effectivement bien leur forêt... Avec l'arrivée des orcs, ils doivent sans doute se cacher plus que d'ordinaire mais je ne pense pas que cela soit un problème. Ils sauront nous trouver si nous ne les trouvons pas et ils connaîtront sans doute les cachettes des orcs et pourrons nous conseiller sur la façon d'en piéger un, leur jeu favori...


Après quelques instants, elle reprit :

-Mangez, nous partirons ensuite.

La pause durant en tout moins d’une heure, le temps pour le groupe de chasser, de cuire et de manger leur gibier. Les quelques restes furent soigneusement enveloppés de manière à ne laisser passer aucune odeur pouvant trahir leur présence.
Les quatre compagnons reprirent ensuite leur route vers l’Est à la recherche des gnomes. Il leur fallu plusieurs heures pour rejoindre la zone où Elrillya les avait vu.

Les gnomes sont de petits êtres, semblables à des enfants, qui vivent habituellement dans des maisons camouflées dans des buissons ou des troncs d’arbres ou recouvertes de mousse et de lichen. D’un caractère joueur, ils aiment effrayer les voyageurs qui passent sur leur terre et leur faire des farces. Les perdre, les faire chuter, les rendre fou,… cela les amuse beaucoup, même si leurs jeux ne sont pas toujours inoffensifs. Ce sont le plus souvent eux qui vous trouvent que l’inverse.
Et les quatre aventuriers l’ont appris à leur dépend.

La nuit commençait à tomber, le petit groupe s’inquiétait de rencontrer au plus vite le petit peuple. En effet, une fois les lunes levées, les orcs pourraient sortir sans difficulté de leurs cachettes alors que les combattants seraient presque immobilisés par la nuit, risquant de se perdre ou de croiser le chemin de leurs ennemis.
Le temps pressait.

Au bout d’un moment, Cléonie, toujours en tête, s’arrêta, tendant l’oreille. Le groupe se rapprocha d’elle avant de l’imiter. Des bruits se firent progressivement entendre tout autour d’eux. On pouvait distinguer des chuchotements, des rires, quelques petites jambes qui courraient… Les sons semblaient se rapprocher de plus en plus sans que les aventuriers ne puissent distinguer personne, comme s’il s’agissait de fantômes.
La guerrière masquée se retourna et chuchota :


-Nous sommes encerclés.

Et puis, en quelques secondes… Une dizaine de petits êtres s’abattirent sur eux, les assommant et les emportant discrètement hors des chemins connus, s’enfonçant un peu plus profondément dans la forêt.
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Re: A la chasse aux...

Message par Leiro le Dim 11 Juil 2010, 14:54



Tout s’était passé tellement vite que personne ne semblait avoir eu le temps de réagir. Des nouvelles images apparurent dans l’esprit du magicien. Cette fois-ci apparaissait l’image d’un manoir situé non loin d’une forêt. A l’intérieur des bruits de musiques et de rires se faisaient entendre. L’esprit du magicien commençait à s’approcher quand des ombres commencèrent à apparaitre tout autour, caché par la forêt. Peu de temps après, des flèches de feu tombèrent sur la façade de la maison, parfois traversant les fenêtres pour en bruler l’intérieur. Tel un fantôme, personne ne semblait voir Avelyn, les projectiles passaient au travers de son corps. En peu de temps, la maison se retrouva entièrement en flamme, à l’intérieur les personnes hurlaient mais comme dans toutes ses visions, le magicien ne pouvait que regarder cette atrocité. Il ne comprenait pas le sens de toutes ces images qui le hantaient chaque nuit, toutes différentes avec aucuns liens entre elles. Malgré le fait qu’il ne soit qu’un simple spectateur, la chaleur du feu semblait l’atteindre. De la sueur coulait sur son front, son cœur commençait à s’affoler. Puis d’un seul coup, comme elle était apparues, la maison et son environnement disparurent laissant Avelyn dans un néant complet, permettant qu’il reprenne son calme. C’est que très peu de temps après qu’il se souvint qu’il s’agissait de la maison de son enfance où vivait toute sa famille créant ainsi une nouvelle panique en son être.

Noir, comme au plus profond de son âme, le monde restait dans l’ombre. Plus aucunes lumières n’éclairaient ces tristes terres. Le chaos semblait régner, les cités humaines étaient en ruines, les forêts brulaient, les montagnes étaient peuplées de gobelins et le ciel était recouvert d’un épais nuage noir menaçant à chaque instant de faire pleuvoir des éclairs. Les rares survivants humains, elfes, nains ou toutes races luttant pour la paix sur le monde était réduis en esclavage. La peau sur les os, des chaines attachées à leurs pieds et à leurs mains, recouverts de poussière, ils exécutaient continuellement les mêmes gestes, se faisaient fouetter au moindre arrêt. Les orcs et les gobelins semblaient eux-aussi commandé par une force bien plus obscure que tout ce qu’il avait rencontré jusqu'à présent. Essayant de s’approcher de ce qui semblait être une forteresse, le monde semblait s’éloigner, tombant dans une marée noire, laissant Avelyn dans un néant où rien n’apparaissait.

Le magicien ne parvenait qu’à entendre le battement de son propre cœur qui le laissait dans une sorte de semi coma. Il ne parvenait plus à penser de façon claire, il semblait choqué par les images qui défilaient devant ses yeux. Une telle chose ne pouvait se produire, pensait-il. Ces créatures ne peuvent pas réussir à asservir le monde, c’est impossible, elles ne le peuvent pas seules. Chaque images qui passaient devant ses yeux se résumaient à la mort, la faim, la destruction, l’horreur, une nuit sans fin. Il voyait et revoyait des centaines, des milliers de visages hurlant et se débattant pour sa propre survie. Hurlements, cris, haines, rancœur, mort, pleurs, tristesse, souffrance… Avelyn se resserra en boule comme s’il voulait se protéger de tout ça, comme s’il voulait ne plus voir ces horribles images.

Comme pour faire prendre conscience au magicien qu’il ne pourrait peut être pas sauver tout le monde, il revit, encore une fois, le visage de cette femme. Au début avec un sourire réconfortant, puis un visage affichant la peur. Que pouvait-elle bien voir ? Qu’est-ce qu’il pouvait bien lui arriver ? Tant de questions que se posait le magicien, auxquelles aucunes réponses ne semblaient apparaître. Et encore une fois des cris, des hurlements, des appels à l’aides. Avelyn détourna son regard, il n’en pouvait plus de voir ça. Des larmes commencèrent à couler le long de ces joues. Et une fois encore le silence revint, plus aucunes images n’apparaissaient.

Mais quelques instants plus tard, une lumière apparue, un petit point dans cet océan. Etait-ce une lumière d’espoir ? Restait-il vraiment un espoir ? Avelyn avait du mal à y croire, cependant, cette lumière semblait bienfaitrice, et peu à peu le cœur du jeune magicien retrouva le chemin vers le monde qu’il connaissait. Avec bien des difficultés, il réussit néanmoins à ouvrir les yeux. Les mains attachées dans les dos, ils semblaient se trouver, lui et ses compagnons, en compagnie des fameux gnomes dont l’archère avait parlé. Il était presque entièrement dévêtu, aucune arme. Des perles des sueurs coulaient tout le long de son corps. Avec discrétion, il essaya de réveiller au moins l’un de ses compagnons.
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Re: A la chasse aux...

Message par Gwaen le Mar 20 Juil 2010, 20:14



Cloénie ouvrit soudainement les yeux et se redressa aussitôt. Des yeux indiscrets furent surpris par ce geste soudain et s'enfuirent à toute jambe.

La guerrière observa les lieux.
Ses trois compagnons étaient allongés près d'elle, encore inconscients. Tous étaient désarmés et avaient les mains liées dans le dos. Elle seule avait des liens supplémentaires qui fixaient ses bras à son corps. Avelyn avait été dépouillé de tous objet possédant des capacités magiques.
Leur prison ressemblait plutôt à une cabane de fortune. Les larges interstices entre les planches permettaient à Cléonie de remarquer qu'il faisait encore nuit et qu'un grand feu avait été allumé à plusieurs mètres du bâtiment.

Avelyn s'agita. La guerrière lui dit un mot pensant qu'il se réveillait mais le mage ne réagit pas. Elle l'observa alors plus attentivement. Il était trop agité pour qu'il s'agisse d'un simple rêve... De lourdes gouttes de sueurs perlaient de son front. Sa vision devait réellement être difficile.
Elle ferma alors les yeux et marmonna une phrase incompréhensible. Avelyn ne tarda pas à s'éveiller.
Il tenta de réveiller un de leur compagnon ne semblant pas la voir, probablement à cause de ses vêtements sombres et du manque de luminosité.

Mais Cléonie fut interrompue dans ses réflexions. Un groupe de gnomes s'approcha de la pseudo prison et ouvrit brusquement les portes. Ceux qui dormaient encore furent violemment réveillés par ces petites créatures agitées et bruyantes.
Les quatre compagnons furent traîner vers le grand feu. Un arbre au large tronc se tenait non loin, c'est là qu'ils furent attachés tous ensemble.

Une fois encore, Cléonie observa les lieux. Ils se trouvaient probablement dans le camp de fortune construit par les gnomes suite à l'arrivée des orques. Celui-ci se trouvaient à la cime des arbres, ingénieux étant donné que les orques ne savent guère monter aux arbres. Les planches utilisées étaient en piteux état, laissant du jour entre chacune d'elle.
Le feu et l'arbre se trouvaient sur ce qui ressemblait à une place. Un bon nombre de petits êtres s'étaient assemblés autour d'eux, les regardant comme des êtres venus d'ailleurs tout en chantant, riant et chahutant.
Non loin de là, on pouvait voir quatre ensembles d'armes fixées en l'air par des cordages. Voilà dont où étaient passé leur équipement. Tous les objets magiques d'Avelyn s'y trouvaient aussi.
Cléonie porta son attention sur un de ces ensembles. Il s'agissait d'un lot d'une vingtaine de lames de toutes tailles. Discrètement, la guerrière fit un signe à Elrillya pour lui montrer ce qu'elle regardait avant de lui susurrer, un sourire en coin :


-Il en manque une.

Tout à coup, le silence de fit. Et un gnome paraissant presque adulte sortit de la masse, près à parler.
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